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Tout savoir sur l’ordonnance de placement provisoire

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Tout savoir sur l’ordonnance de placement provisoire
Une OPP permet de mettre rapidement l’enfant en sécurité, dans l’attente d’un examen approfondi de la situation devant le Juge des enfants dans un délai de 15 jours

 

Le placement en urgence d’un enfant, à la suite d’une ordonnance de placement provisoire, constitue l’une des décisions judiciaires les plus intrusives et les plus graves au regard des droits et libertés fondamentales des parents, en ce qu’il entraîne une séparation immédiate de l’enfant et une atteinte à l’exercice de l’autorité parentale.

Compte tenu de la gravité des enjeux en présence dans cette procédure, il est indispensable de bien en comprendre le déroulement et d’être accompagné juridiquement le plus rapidement possible afin d’optimiser vos chances de récupérer vos enfants dans les meilleurs délais.

 

Pourquoi mes enfants ont-ils été placés ?

 

Avant tout, il faut bien comprendre que le placement provisoire de vos enfants n’intervient jamais par hasard. Des éléments suffisamment graves laissant craindre un danger grave et imminent pour l’enfant ont été constatés par plusieurs acteurs.

 

Concrètement, tout commence généralement par l’intervention d’un adulte (enseignant, médecin, éducateur, proche…) qui remarque des signes préoccupants : un enfant qui évoque des violences, qui exprime une peur de rentrer chez lui, ou dont le comportement laisse penser à une situation de mal-être ou de danger.

 

À partir de ces observations, l’adulte peut agir de plusieurs manières :

  • Contacter directement le procureur de la République, par téléphone, mail ou courrier circonstancié, pour l’informer de la situation ;
  • Appeler les forces de l’ordre, qui transmettront l’information au procureur ;
  • Transmettre une information préoccupante à la Cellule de recueil des informations préoccupantes (CRIP), notamment en cas d’urgence. La CRIP évaluera la situation et pourra, si nécessaire, saisir rapidement le procureur, parfois le jour même.

Une fois saisi, le procureur analyse les éléments transmis et apprécie la gravité ainsi que le caractère immédiat du danger. S’il estime que l’enfant doit être protégé sans délai, il peut décider d’une mise à l’abri en urgence.

Dans ce cas, il prend une ordonnance de placement provisoire, conformément à l’article 375-5 du Code civil. Cette décision permet de mettre rapidement l’enfant en sécurité, dans l’attente d’un examen plus approfondi de la situation.

Il est toutefois important de comprendre que cette décision est temporaire. Le procureur doit ensuite saisir le juge des enfants, seul compétent pour décider de la suite :

  • Une audience est organisée rapidement, souvent dans les 15 jours ;
  • Une décision est rendue pour confirmer, modifier ou lever le placement.

En résumé, vos enfants ont été placés parce que des éléments laissant craindre un danger grave et immédiat ont été signalés, puis jugés suffisamment sérieux pour justifier une mise à l’abri urgente.

 

Qui a pris la décision de placement et sur quels éléments ?

 

La décision de placement provisoire de vos enfants est prise par le procureur de la République, magistrat du parquet intervenant notamment dans les situations d’urgence, c’est-à-dire lorsqu’il estime qu’un enfant doit être mis à l’abri immédiatement, sans pouvoir attendre une audience devant le juge des enfants.

 

La mesure qu’il prend, appelée ordonnance de placement provisoire, est, comme son nom l’indique, temporaire. Seul le juge des enfants est compétent pour décider, après une audience, du maintien, de la modification ou de la levée du placement.

 

Le procureur prend sa décision en se basant sur les éléments transmis au moment où il est saisi, qui peuvent dépendre de la manière dont il est saisi et de la connaissance préalable de l’enfant par les services sociaux. Ces éléments peuvent inclure :

  • Une information préoccupante transmise par la Cellule de recueil des informations préoccupantes (CRIP) ;
  • Un signalement direct d’un professionnel (enseignant, médecin, travailleur social…) ;
  • Une intervention ou un rapport des forces de l’ordre ;
  • Des éléments déjà connus des services sociaux si la famille est suivie.

Si l’enfant a déjà fait l’objet d’informations préoccupantes ou est suivi par les services sociaux, le procureur peut disposer d’un historique plus large. En revanche, si la situation est nouvelle, sa décision se fonde uniquement sur les éléments immédiats qui lui sont communiqués.

Dans ce contexte, la décision du procureur est prise rapidement, parfois dans la même journée, sans audience préalable et sans que les parents soient entendus à ce stade. Cela ne signifie pas que votre point de vue ne sera pas pris en compte, mais que la priorité est donnée à la protection immédiate de l’enfant.

C’est précisément pour garantir un débat équitable que le dossier est ensuite transmis au juge des enfants, qui organisera une audience où chacun pourra s’exprimer.


Combien de temps dure une ordonnance de placement provisoire ?

 

L’ordonnance de placement provisoire (OPP) rendue par le procureur de la République est, par définition, une mesure temporaire. Elle a pour objectif de mettre rapidement l’enfant à l’abri lorsqu’un danger grave et immédiat est constaté, en attendant qu’un juge puisse examiner la situation de manière approfondie.

 

Selon l’article 375-5 du Code civil, le procureur doit saisir le juge des enfants dans un délai de 8 jours à compter de l’ordonnance.

 Le juge organise ensuite une audience dans un délai rapide, généralement dans les deux semaines, afin de statuer sur le maintien, la modification ou la levée du placement.

 

Si le juge confirme le placement, il fixe sa durée, souvent autour de six mois, mais ce délai n’est pas automatique : le juge peut l’adapter selon la situation de l’enfant et de la famille.

À l’issue de cette période, le placement est réexaminé devant le juge, et peut être renouvelé si la protection de l’enfant reste nécessaire.

 En résumé, l’ordonnance du procureur est une mesure très courte, destinée à assurer une mise à l’abri immédiate. La durée exacte du placement dépend ensuite du juge des enfants, qui assure un suivi et des réexamens réguliers pour protéger au mieux l’enfant tout en respectant les droits de la famille.

 

 

Peut-on contester une ordonnance de placement provisoire et faire appel ?

Il n’est pas possible de faire appel directement de cette ordonnance. Cette décision est prise sans audience préalable et sans que les parents soient entendus, car l’urgence prime : l’objectif est de mettre l’enfant en sécurité immédiatement.

Le législateur a prévu que cette mesure provisoire soit de courte durée, afin que le juge des enfants puisse rapidement examiner la situation.

La seule manière de contester cette décision est d’attendre l'audience du juge des enfants, qui est compétent pour statuer de manière pérenne sur le placement, à l’issue d’une audience où chacun pourra s’exprimer. C’est lors de cette audience que le maintien, la modification ou la levée du placement provisoire sera décidé.

 

La décision du juge des enfants peut, à son tour, être contestée devant la chambre des mineurs de la cour d’appel compétente :

  • L’appel doit être motivé et respectait les délais légaux, soit 15 jours à compter de la notification de la décision ; 
  • Lors de l’appel, la situation de l’enfant, les conditions du placement et les éléments présentés par les parents seront réexaminés.

 

Où sont placés mes enfants après une ordonnance de placement provisoire ?

 

L’enfant est placé dans un établissement de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), selon les disponibilités. Il peut s’agir d’un foyer, d’une maison d’enfants ou d’une structure spécialisée.

Le lieu de placement est temporaire, en attendant l’audience et la décision du juge des enfants.

Pendant ce placement provisoire, l’enfant bénéficie d’un suivi éducatif, psychologique et médical, adapté à ses besoins.

 

Est-ce que je peux voir mes enfants pendant le placement provisoire ?

 

Oui, les parents conservent généralement un droit de visite.

Cependant, la fréquence, la durée et les modalités de ces visites sont fixées par le procureur de la République selon la situation de l’enfant. Il peut aussi les interdire si l’intérêt de l’enfant l’exige.

Ainsi, dans la majorité des cas, les parents peuvent voir leurs enfants, et les conditions d’organisation des visites sont à convenir avec l’ASE. Ils peuvent également appeler pour avoir des nouvelles ou parler à leurs enfants.

 

Est-ce que je conserve l’autorité parentale malgré le placement ?

Oui, les parents conservent leur autorité parentale, même si l’enfant est placé provisoirement ou de façon durable.

L’autorité parentale n’est pas suspendue par le placement.

Ainsi il appartient toujours aux parents de prendre des décisions importantes concernant la santé, l’éducation et la vie de l’enfant, dans le respect des mesures de protection mises en place.

Cependant, certains actes peuvent être dévolus temporairement à l’Aide sociale à l’enfance (ASE) ou à la personne qui accueille l’enfant, notamment pour la vie quotidienne (soins, sorties, activités).

Le juge des enfants peut encadrer l’exercice de l’autorité parentale pour protéger l’enfant, mais ne la supprime pas.

 

Que dois-je faire pour récupérer mes enfants après un placement provisoire ?

Lorsque vos enfants ont été placés suite à une ordonnance de placement provisoire, il faut comprendre que des éléments sérieux ont été constatés, laissant craindre un danger nécessitant leur mise à l’abri immédiate.

 

Cette décision a été prise pour assurer la sécurité physique et psychique de l’enfant, ainsi que son bon développement. Si le procureur et d’autres professionnels ont jugé qu’un danger grave nécessitait une mise à l’abri, cela signifie qu’il existe des éléments préoccupants dans l’éducation ou l’environnement de l’enfant.

 

La décision finale sur le placement appartient au juge des enfants et donc c’est lui qu’il va falloir rassurer et convaincre qu’ils peuvent rentrer chez vous.

 Sa priorité est la sécurité, le bien-être et le développement de l’enfant.

Si vous souhaitez récupérer vos enfants le plus rapidement possible, plusieurs étapes et attitudes sont essentielles :

1. Collaborer avec les services sociaux

Dès le début du placement, il est indispensable de collaborer pleinement avec l’ASE et l’éducateur en charge de vos enfants.

À ce titre, il est important de se montrer conciliant et adapté lors des visites et des échanges avec l’ASE.

En effet, et c’est primordial de l’avoir à l’esprit car l’ASE rédige des rapports de suivi tout au long du placement et formule, avant l’audience, des préconisations destinées à aider le juge à statuer.

Ces rapports ont un poids important dans la décision du juge. Il est donc crucial que votre comportement et votre implication y soient reflétés de manière positive.

Participer activement, respecter les visites et montrer votre volonté de coopération est fondamental.

 

2. Préparer l’audience devant le juge des enfants

Cette audience n’est pas une formalité : le juge va évaluer votre capacité à protéger et accompagner votre enfant. Il s’entretiendra avec l’enfant, avec vous, ainsi qu’avec les professionnels qui suivent la famille.

Pour rassurer le juge, il est important que votre discours démontre que vous avez pris du recul sur votre parentalité et que vous êtes en mesure d’identifier les éléments qui ont pu inquiéter les professionnels. Il est également essentiel de laisser apparaître une véritable prise de conscience : expliquer ce que vous avez compris et montrer que ces situations ne se reproduiront plus.

L’idée est de présenter un discours rassurant, accompagné de garanties concrètes.

 

Par exemple, débuter un suivi avec un psychologue, un accompagnement en parentalité ou participer à des ateliers éducatifs peut témoigner de votre démarche.

L’objectif est de démontrer au juge que vous êtes capable de reconnaître les difficultés passées et de mettre en place des solutions dans l’intérêt de votre enfant.

  • Il convient de montrer votre capacité de remise en question, d’écoute et d’action concrète ;
  • Le juge évaluera votre engagement, votre sérieux et votre capacité à protéger votre enfant ;
  • La priorité doit toujours rester l’intérêt et la sécurité de l’enfant.

 

 Quelles sont les étapes pour un éventuel retour à la maison après un placement ?

L’étape la plus proche après un placement provisoire est l’audience devant le juge des enfants, qui va décider de la suite du placement.

 

Plusieurs issues sont possibles :

  1. Le retour à la maison
    • Si le juge considère que les parents présentent suffisamment de garanties, et montrent une remise en question sérieuse, un retour de l’enfant à domicile peut être envisagé.
    • Dans la majorité des cas, ce retour est accompagné d’une mesure éducative judiciaire, comme une AEMO (Action Éducative en Milieu Ouvert), qui permet un accompagnement par des éducateurs. Ces derniers aident les parents à mettre en place des conditions stables et sécurisantes pour l’enfant.
  2. Le maintien du placement
    • Si le juge estime que le placement doit se poursuivre, il est généralement prononcé pour environ six mois.
    • Pendant cette période, les parents doivent continuer à se montrer collaborants avec les services sociaux :
      • respecter les visites et temps de rencontre avec l’enfant
      • participer activement aux suivis éducatifs ou psychologiques
      • démontrer une remise en question constructive et un engagement dans l’amélioration des conditions de vie et de l’éducation de l’enfant

 

Que l’enfant revienne ou que le placement soit maintenu, l’idée est la même : montrer au juge que les parents sont capables de garantir la sécurité, le bien-être et l’épanouissement de leur enfant.

  • Si le placement se poursuit pendant six mois, ce temps permet aux parents de mettre en place des changements concrets, de renforcer les liens avec leur enfant et de préparer la prochaine audience avec de nouvelles garanties.
  • Ces démarches sont essentielles pour rassurer le juge et maximiser les chances d’un retour de l’enfant à domicile dans de bonnes conditions.

 

 

 

L’importance de l’accompagnement juridique dans une procédure de placement provisoire

 

L’ordonnance de placement provisoire est une mesure d’urgence relativement extrême qui enclenche une procédure d’assistance éducative devant le juges des enfants dont les enjeux sont très importants : le maintien ou non du placement de vos enfants.

 

Il est crucial de comprendre que si le procureur de la République a décidé un placement, c’est qu’il existe des éléments sérieux de danger pour l’enfant. La situation est donc grave et nécessite une attention maximale de la part des parents.

 

Dans ce contexte, l’accompagnement par un avocat spécialisé en droit de l’enfant est indispensable. L’avocat pourra :

  • Avoir accès au dossier et vous informer des éléments qui y figure
  • Vous aider à préparer l’audience devant le juge des enfants
  • Vous guider dans votre réflexion et votre remise en question en tant que parent, ce qui est essentiel pour démontrer votre capacité à assurer la sécurité et le bien-être de votre enfant
  • S’assurer que vos droits sont respectés tout au long de la procédure
  • Vous accompagner dans la stratégie à adopter pour maximiser vos chances de récupérer vos enfants le plus rapidement possible

En résumé, dans une procédure issue d’une ordonnance de placement provisoire, un accompagnement juridique rapide et spécialisé est non seulement conseillé, mais déterminant pour mettre toutes les chances de son côté et protéger à la fois ses droits et l’intérêt de ses enfants.

 

Maître Florence ROUAS peut vous accompagner en sa qualité d'avocate dans toutes les questions liées à la parentalité, pour travailler votre posture parentale, votre manière d’éduquer, afin d’assurer la défense de vos intérêts, que ce soit devant le juge des enfants ou en matière pénale en cas de d’enquête pénale.

Dans ce type de contentieux, compte tenu des enjeux importants, il est essentiel d’être assisté par un avocat dès les premières étapes.

 

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